Le maire sortant de Paris est quand même un tantinet gonflé. Il multiplie les déclarations agressives ou les mains tendues à ses concurrents, adversaires, partenaires, sans que l'on ne comprenne plus grand chose.
La semaine dernière, Bertrand Delanoë, au grand dam de ses amis communistes, affirmait qu'une alliance avec le Modem serait possible. Et il se plaint maintenant que les Verts soient peu emballés par une telle alliance, et soient agacés d'entendre le chef de file socialiste s'approprier à lui tout seul le bilan d'une majorité plurielle.
En vérité, Bertrand Delanoë et le PS parisien se placent dans une stratégie que l'on retrouve dans d'autres villes, par exemple à Grenoble. Avec Paris, la capitale iséroise a comme point commun la présence au Conseil municipal de Verts qualifiés d'excessifs, de turbulents, d'extrémistes parfois.
Le problème, c'est que les "khmers verts", comme Le Parisien se plaît à qualifier Denis Baupin (expression à connotation raciste au demeurant) sont les principaux apporteurs du bilan municipal dont se glorifient, à Paris Delanoë, et à Grenoble Michel Destot. Le travail des élus écolos a produit des résultats concrèts, dans le domaine des déplacements, de la santé, de la protection de l'environnement, dans la politique de l'eau, dans celle du logement...
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