Antoine Parodi




En images


Une planète plus verte, un monde plus juste
 

mercredi 23 juillet 2008

Etats-Unis/France, même combat

Le choix du Parti socialiste de voter « non » lors de la réunion du Congrès, et l'échec du blocage de la modification constitutionnelle permet à la droite de relancer un discours que l'on a beaucoup entendu pendant la campagne présidentielle de l'année dernière. L'antienne du « camp du mouvement et de la réforme » contre celui « du conservatisme et de la ringardise » trouve une seconde jeunesse.

Ce n'est pas, à mon sens, un point de détail. On touche là l'explication fondamentale de l'échec de Ségolène Royal et derrière elle du Parti socialiste aux élections nationales de 2007.

J'irais même plus loin, en dressant un parallèle sans doute hatif mais instructif avec les élections présidentielles américaines. Mais pas celle de cette année, celle de 2004. Je pense que la présidentielle française de 2007 est une réplique hexagonale de ce qui s'est passé en 2004 aux Etats-Unis.

Des contextes similaires

John Kerry et les Démocrates ne pouvaient par perdre les élections générales. Quatre années de Bush, après une élection pleine d'ambiguïté, ont laissé les Etats-Unis dans un état lamentable, sur le plan économique (1 million d'emplois de moins qu'en 2000), sur le plan social (inégalités et paupérisation accrues) sur le plan sociétal et international (guerre intérieure et extérieure contre le terrorisme). Pourtant, dès le printemps 2004, Georges Bush n'est pas à la traîne dans les sondages. Mieux, il profite des hésitations de la campagne démocrate, qui a pourtant commencé dès juillet avec la Convention (ratée ?) de Boston.

Des campagnes similaires

Les Guignols avaient réalisé un très bon sketch sur la campagne de John Kerry une semaine avant l'élection. Malmené dans les sondages, on le voyait être mollement étonné qu'on le trouve fade, illisible et peu offensif face à Bush. Il répondait qu'il avait pleinement confiance dans la clairvoyance des électeurs, qui pouvaient lire son rapport sur l'économie de 8 560 pages, ainsi que son rapport sur l 'Irak de 10 587 pages. Une caricature qui déformaient à peine la réalité, tant la campagne démocrate a consisté à répêter en boucle que le clan Bush-Cheney était méchant, dangereux, affairiste, en mettant finalement au second plan la communication de leurs propositions. Propositions peu lisibles pour le commun des mortels, au demeurant. De leur côté, les Républicains se sont engouffrés dans la brêche de la victimisation, en se plaignant que les Démocrates n'aient pas changé, soient toujours aussi arrogants, passéistes et démodés, et diffusant l'image d'une Kerry hésitant, inexpérimenté, froid et distant.

Des divisions sociales similaires

A regarder la carte du vote, les résultats sont très nets. La gauche américaine sort assommée par la majorité absolue de Bush, alors que Kerry perd un demi-point par rapport aux scores de Gore en 2000, alors même que le vote pour les tiers-parti s'est effondré (Nader, qui avait obtenu 3,5% en 2000, un très bon score, atteint péniblement les 0,38%, de même que les libertariens). L'observation de la carte du vote par comté est très éclairante : l'opposition entre les comtés ruraux et urbains, entre les grandes villes et les petites est totale. Les démocrates ont pu compter sur la mobilisation des catégories traditionnellement à gauche, notamment dans les catégories populaires, mais ont perdu des points auprès des classes moyennes des suburbs. La Floride est de ce point de vue exemplaire, avec une avance de Bush de 5 points en 2004, alors qu'il y avait égalité en 2000. La participation a été très forte, de même que le phénomène d'inscription sur les listes électorales.

Tout ceci ne vous rappelle rien ?

En 2007, la France connaissait un climat politique tout à fait comparable, avec une majorité de droite à bout de souffle, un premier ministre et un président qui battent des records d'impopularité, une situation économique mitigée, une situation sociale inédite (émeutes de 2005, crise sociale autour du CPE...).

La gauche ne pouvait pas perdre ces élections. Et pourtant, ce fut le cas. La principale idée de campagne du PS a été de dire que Nicolas Sarkozy et l'UMP étaient dangereux, fous. En face, le martellement d'idées prétendument hétérodoxe (ministère de l'immigration, fin des 35 heures...) pour souligner le manque de renouvellement du PS a été efficace. Souvenez-vous du premier grand discours prononcé par Ségolène Royal. C'était à Villepinte, devant plusieurs milliers de socialistes. Elle a exposé tout son programme en plus de 856 points et 791 sous-chapitres. Un an après, qu'avez-vous retenu de la campagne du PS ? Quelles grandes idées, quelles lignes ? Rien, hormis peut-être le retour du culte du drapeau français. Du côté de la droite, on a su : on allait travailler plus, mais on aurait plus d'argent pour consommer davantage. Les résultats du vote ont été similaires à ceux des Etats-Unis trois ans avant : les catégories les plus menacées par le sarkozysme ont voté comme un seul homme pour Royal, tandis que les retraités et une large partie des classes moyennes choisissaient l'ordre avec l'UMP.

Dans tous les pays où la gauche s'est obstiné à faire campagne sur le thème « dis-moi jolie droite... », la gauche a perdu, au prix de l'écrasement des petits partis. Ce fut le cas aux Etats-Unis en 2004, en France et en Italie en 2007.

L'UMP a sans doute bien analysé ces faits, et poursuit l'exploitation du filon. Tant que la gauche conservera l'image de l'immobilisme, l'UMP pourra revendiquer celle du mouvement et du changement. Tant que la gauche n'aura à opposer aux idées de droite la peur des idées de droite, la gauche perdra.


lundi 21 juillet 2008

Thermographie termique : un an pour rien

Celà fait près d'un an que la Ville de Noisiel a rendu public les résultats de SON action fléchée « développement durable, dont elle fait la publicité partout où elle le peut, notamment auprès des autres collectivités locales.

La thermographie termique consiste en la réalisation d'une photograpie par hélicoptère des déperditions énergétiques des bâtiments. Au premier abord, on pourrait trouver l'idée intéressante. Ce n'était pas mon cas quand elle a été réalisée, mais chacun sait que je suis taquin ! Mais, dans la mesure où les déperditions par la toiture représentent environ un tiers de la perte de chaleur d'un bâtiment, il paraissait bon de s'intéresser d'abord à elle. D'autant que les résultats sont éloquents : la plupart des toitures de Noisiel ressemblent davantage à des passoires énergétiques !

Oui, mais voilà ! Faire une photo, même transposée de manière interactive sur une page web, ça ne modifie pas l'existant ! On a là un exemple extrèmement symptomatique du problème auquel on à faire avec la majeure partie des responsables politiques locaux de Marne-la-Vallée, du Parti socialiste comme de l'UMP. Ils sont trop souvent séduit par le phénomène de l'écoblanchiment, c'est à dire l'utilisation des mots et des références du programme écologiste, sans une miette de réduction concrète de notre empreinte écologique.

Revenons sur la thermographie. Elle a coûté à la commune plus de 40 000 € pour entériner un fait déjà connu. Cette somme aurait pu être utilisée directement pour aider la population à mieux isoler son habitat. Au lieu de cela, le Parti socialiste de Noisiel a préféré adopter une attitude très libérale en s'en remettant à la main invisible, en organisant une réunion d'information sur les résultats sans aucun suivi derrière.

Le Conseil régional de Picardie montre qu'une autre voie est possible. Son vice-président aux finances et aux politiques territoriales a mis en place en 2005 un prêt à taux zéro pour aider les particuliers à isoler la toiture de leur pavillon individuel (ce qui concerne la majeure parrtie des habitations de cette région rurale). Concrètement, la région prend en charge les intérêts d'emprunts et les frais de dossier, quand les particuliers financent uniquement l'opération, pour un plafond de 6 500 €. Or, cela ne coûte en réalité rien aux ménages, puisque l'amortissement, en général sur 7 ans, est compensé par les économies de chauffage. L'autre avantage est que les ménages peuvent lancer tout de suite les travaux sans avancer d'argent, contrairement aux subventions, perçues en général après la réalisation des travaux.

Noisiel a dépensé 40 000 € pour ne pas économiser une goutte de pétrole ou le moindre kilowattheure. Avec cette somme, on aurait pu financer l'isolation de la toiture d'une quarantaine de pavillons de la commune, soit près de 3% du parc de logements individuels. Sur la durée du mandat, on pourrait donc s'attaquer rien qu'avec cette somme annuelle (0,2% du budget annuel de fonctionnement de la commune) à 18% de la consommation énergétique des logements individuels, aboutissant à une réduction des consommations de 5% pour le total, mais de 30% pour les bénéficiaires !

Avec une facture annuelle de 1 000 € de chauffage, les particuliers qui bénéficient de ce système économisent 300 € par an, soit le montant évoqué par Ségolène Royal d'augmentation (magique ?) de la prime à la cuve en ponctionnant (comment ?) Total.

Je proposerai à la rentrée à mon groupe d'élus « Noisiel, nouveau souffle » de travailler sur cette question pour proposer à Noisiel et au Val-Maubuée de mettre en place de tels systèmes, tellement efficaces pour les gens.


jeudi 17 juillet 2008

Europe : toi aussi demande l'application du vote populaire !

Je viens d'adhérer sur Facebook, grâce à l'invitation de ce grand droitier réactionnaire, à un groupe bien étrange...

"En 2005, le peuple européen, dans certains Etats de l'Union, a été appelé à se prononcer sur le Traité Constitutionnel Européen (TCE). Le vote populaire est sans appel : le peuple européen a dit OUI au TCE à plus de 54% ! Alors que l'adoption du traité de Lisbonne - moins social, moins écologique, moins démocratique que le TCE - est bloqué du fait du vote populaire irlandais, nous exigeons la relance du processus constitutionnel européen par le simple respect de l'expression démocratique : OUBLIEZ LISBONNE ! APPLIQUEZ LE TCE !"

Ça change de la vision franco-française de nos amis de la gauche nationale !

Les 120 000 signataires de cette pétition devrait faire suite à ce qu'ils ont signé :

"Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie (...)."

Chiche !


mercredi 16 juillet 2008

Dieudonné n'en finit pas de contribuer à la création d'un Reich de 1000 ans

D'après le quotidien Libération, "l'humoriste" Dieudonné a définitivement perdu son sens de l'humour qui le faisait combattre Marie-France Stirbois à Dreux, dans les années 1990.

Il aurait demandé à Jean-Marie Le Pen d'être le parrain de sa quatrième fille, lors d'une cérémonie religieuse célébrée par le prêtre qui a prononcé l'homélie lors des obsèques de Paul Touvier.

L'alliance de deux personnalités aux parcours jusqu'alors diamétralement opposés est vraiment désolant. Leur croyance en un ennemi commun, les Juifs, voire les Arabes/Maghrebins, est désormais leur terrain commun.

Au pire, Dieudonné serait seul. Mais il entraîne avec lui une nébuleuse qui dérive avec lui. Je connais des personnes qui se sentent proche de Dieudonné, parce qu'il combattrait pour la cause des Noirs en France. Au prix certes d'une haine tenace pour les victimes de l'holocauste.

Il est urgent, en France, de soutenir toutes les initiatives visant à faire émerger un mouvement militant Noir, comme peut le faire le CRAN (mais pas seulement eux), pour couper court au monopole de Dieudonné, qui loin de faire reculer le racisme ordinaire contre les Noirs, le laisse sans opposant crédible.


mardi 15 juillet 2008

Du rock estival

C'est l'été !

Le temps de l'insouciance, pendant que l'UMP renucléarise la France et que Sarkozy tente de vendre nos centrales EPR à la Méditerranée !

Au milieu de tout cela, qu'il est bon de flanner à travers la musique et particulièrement le rock. Mon opinion sera sans doute très lapidaire et très péremptoire, mais je trouve que nous avons assisté depuis une dizaine d'années à un renouvellement complet de la scène rock mondiale.

Woodstock 99' s'était terminé dans le chaos, victime de débordements massifs liés en partie aux faiblesses de l'organisation. Mais si l'on reprend la liste des principaux groupes qui se sont produits lors de ce festival, on est frappé par la concentration de groupes pratiquant une musique rock « dure », aux sons et aux textes cultivant le goût de la violence. Je ne crois pas aux axiomes débiles du type « musique violente = public violent », mais je crois que les grands groupes des années 1990 ont produits une musique qui tournait en rond, acide pour rien, une musique qui, au final, n'avait peut-être comme seul exutoire la crise de nerf. Le suicide de Kurt Cobain, malade de la drogue, parallèlement à la formation de Placebo me semble être assez symbolique du tournant de la seconde moitié des années 1990.

A cet égard, sur la planète rock, on a changé d'époque depuis dix ans. Muse, Placebo, Franz Ferdinand, Arcade Fire, Archive, Arctiv Monkeys, Radiohead, The White Stripes, pour ne citer que ces quelques groupes, font partie de la génération musicale actuelle qui a renouvelé, à mon sens, l'esprit du rock, en lui redonnant un souffle positif.

Alors, j'aime bien certaines choses, ces temps-ci.

Citons The Gossip, dont j'apprécie la rage. Une rage faite de joie de vivre et d'énergie rayonnante. Les prestations du groupe sont régulièrement saluées par les critiques du public (dont leur dernière prestation aux Eurockéennes de Belfort).

Citons MGMT (comment échapper à la vague ?!), à propos de qui Télérama titrait juste en écrivant : "le rock qui rend heureux".

Voilà pour les nouveautés à la mode, mais il y aussi des re-découvertes, comme celle de ce final Placebo/Franck Black à Bercy :

Avant de finir, un petit détour par Razorlight et les Babyshambles (il y a un lien entre les deux groupes, si, si) :

Enfin, je n'aurai pas imaginé trouvé des riff et des ambiances très Led Zeppeliniennes dans le dernier album de Lenny Kravitz :

Mais, le rock a toujours su changer, sans trahir ses origines et ses muses ! Enjoy !

vendredi 11 juillet 2008

Daniel Cohn-Bendit se farcit Nicolas Sarkozy en plein Parlement européen

Avouons que ça fait du bien de voir un écologiste charger à ce point le président français, en exposant quelques unes de ses contradictions.

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C'est quand même dramatique qu'il faille intervenir avec emphase et de manière aussi scenique pour avoir un bref écho dans les médias. D'autant que Nicolas Sarkozy s'est régulièrement pris les pieds dans les critiques de nos partenaires européens, comme dernièrement sur le déficit français.


jeudi 10 juillet 2008

Dirigeable : ça décolle en Ile-de-France

Il y a de quoi être fier de nos élus verts au Conseil régional d'Ile-de-France ! Ainsi, Jean-Marc Brûlé, président de la commission développement économique, rendait publique hier une étude très sérieuse du cabinet Ernst & Young, commandée et financée par le Conseil régional, sur le développement du fret lourd par ballons dirigeables.

J'entends les rieurs. Roger Karoutchi et l'UMP s'étaient d'ailleurs étranglés du vote de la ligne budgétaire pour cette étude. Mais il est vrai qu'il est plus respectable d'appeller à la construction de tours dites "écologiques"...

Bon, au final, quand on parcoure l'étude, on rigole moins.

On y apprend notamment que le recours aux dirigeables pour transporter sur des distances relativement modestes du fret lourd serait rentable, créeraient près de 20 000 emplois en Ile-de-France !

Juste pour comparer des choux et des carottes : le doublement de la N36, en Seine-et-Marne, pour faire rouler des camions, ça coûterait au minimum 100 millions d'euros.

Quel investissement est le plus rentable ?


vendredi 4 juillet 2008

Lè photes dort taugrafe

C'est SCANDALEUX !

La RATP vient de procéder au remplacement des panneaux lumineux dans la gare de Noisiel.

Un grand succès.

Chère RATP de la gare de Noisiel :

- le "Lusard", ça s'écrirait plutôt "Luzard". De même que si vous confondez Brie avec Bry, vous ne vous situez pas tout à fait au même endroit.

- "accés", ça se prononce pareil que "lait", "Calais", "progrès", "français", "succès", "voiture-balais", "excès" et pas pareil que "syndiqués", "niqués", "travailler", "gagner", "moitié", "trafiquer". Vous comprenez ?

Nom més sent blague !

(merci à Adrien pour les photos)


jeudi 3 juillet 2008

Avertissement : des irresponsables sont membres du gouvernement

Christian Blanc, vous connaissez ? Présidents de différentes entreprises publiques, privées, engagé en politique, plutôt à droite, sans être ultra-conservateur. Un vrai mec, quoi !

Et sympa, en plus. Il a accepté de rendre service au président de la République en acceptant de tout faire pour bousiller le SDRIF écolo élaboré par la région Ile-de-France sous l'influence des Verts de devenir secrétaire d'Etat à la Région Capitale.

Un vrai gentleman cambrioleur, donc.

Et marrant, avec ça ! En effet, Christian a expliqué aux élus franciliens que "dans quinze ans, toutes les voitures seraient électriques"!

JEU : Selon vous, Christian Blanc a t-il essayé d'envisager la réalité de ce qu'il affirme ?

Petit calcul de coin de table pour tenter de répondre à la question.

Une Citroën Saxo electrique consomme une trentaine de kwh au 100 km, quand une diesel tourne à six litres.

Un véhicule, en moyenne, en France, parcoure 14 000 km par an. Soit, à 30 Kwh/100 km, une consommation annuelle de 4 200 kwh.

Il y a 35 millions de voitures en France. Soit, avec 100% de véhicules électriques, une consommation totale de près de 150 000 000 de Mwh !

1 réacteur nucléaire (Christian Blanc est pour développer le nucléaire) moyen produit chaque année 7 000 000 de Mwh. Du coup, pour alimenter nos 35 millions de voitures particulières, il va falloir construire 21 réacteur qui ne serviront qu'à alimenter les voitures. A 2 ou 3 milliards d'euros le réacteur, il va falloir trouver une bonne cinquantaine de milliards d'euros d'ici quinze ans !

Sans compter le fait que les ressources d'uranium ne sont pas inépuisables (la production commence d'ailleurs à être tendue au point que le prix de l'uranium a augmenté plus vite que celui du pétrole depuis 2000), qu'il faudrait savoir où construire ces nouveaux réacteurs (dans le jardin de Christian Blanc probablement). Sans compter non plus que trouver autant d'argent public relève de la gageure absolue. sans compter enfin qu'on oubliera pour les besoins de l'exercice le fait qu'une voiture produit une tonne de déchets lors de sa production, et est constituée de matériaux eux-mêmes de plus en plus rares (certains consturcteurs s'apprètent à répercuter sur les prix de vente la hausse du coût des matières premières). Sans compter qu'une voiture, même électrique, prend autant de place qu'une voiture à essence, et restera tout autant immobile 95% du temps. Broutilles !

Christian Blanc est un type vraiment sympa, vraiment cool, in, bien dans son époque. Celle des temps (heureux ?) où l'on pouvait faire semblant de croire qu'une planète finie n'avait pas de limite, où l'idéal keynedien de la Nouvelle Frontière (slogan de la campagne Lecanuet de 1965) permettait d'imaginer une planète où l'on pourrait consommer toujours plus.

Cette époque là est terminée. La transition avec celle de la rareté commence sous nos yeux incrédules.

On doit bien rigoler au Conseil des Ministres. Je n'ose imaginer le niveau des blagues du G7, le groupe des chouchous de Sarkozy.

 

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