Antoine Parodi




En images


Une planète plus verte, un monde plus juste
 

dimanche 29 mars 2009

Europe Ecologie saute sur Torcy

Meeting Europe Ecologie à Torcy

Lundi 30 mars 2009 à 20h00

Petit Théâtre de l'Arche

Place des Rencontres (face à la piscine) à Torcy

En présence de :

- Eva Joly ancienne magistrate, 2ème de liste en Île-de-France

- Karima Delli 4ème de liste en Île-de-France

- Alain Lipietz député Vert européen

L'entrée est libre et gratuite : on vous attend nombreux !


mercredi 25 mars 2009

Le petit truc en plus

Dimanche 15 mars dernier, Daniel Cohn-Bendit et Vincent Lindon étaient les invités du "13h15", la partie magazine du journal dominical de France 2. Après une séquence de présentation des deux invités en portraits croisés, Laurent Delahousse leur pose des questions.

A Vincent Lindon, qui a soutenu François Bayrou pendant la présidentielle de 2007, le journaliste de France 2 demande s'il pourrait soutenir les listes Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit. La réponse est plutôt franche : oui, ce n'est pas impossible. Apparemment, le contact est passé entre les deux hommes qui ne se connaissaient pas auparavant.

Mais Vincent Lindon ajoute que ce qui le freine, c'est qu'il ne comprend pas pourquoi faire une liste spécifiquement écolo. "Tout le monde devrait avoir ce programme, ça devrait être obligatoire".

La réponse à cette question légitime est venue cette semaine de Michel Barnier, qui a signé une tribune dans le journal Le Monde lundi dernier, dont voici quelques extraits :

De nouveaux emplois, plus qualifiés et moins délocalisables, naîtront de ce nouveau modèle de croissance. On les trouvera bien sûr dans les industries vertes, comme le retraitement des déchets ou les biotechnologies, mais aussi les plus traditionnelles. Verdir pour survivre : c'est ce qu'ont déjà compris l'automobile, en misant sur la voiture propre, ou le bâtiment, avec les constructions haute qualité environnementale. Les emplois créés par les seules mesures du Grenelle de l'environnement sont estimés à 500 000. Un jour, les "emplois verts" viendront compléter le tertiaire ou les services dans les nomenclatures pour évaluer les économies des pays.

Les tracts d'Europe Ecologie ne disent pratiquement pas autre chose. Michel Barnier, tête de liste UMP en Ile-de-France pour les élections européennes, virerait-il au Vert ? Vincent Lindon a gagné : l'écologie est devenue obligatoire !

Pourtant, un doute me hante. Dans le plan de relance du gouvernement, la priorité est clairement du côté du productivisme, avec la réactivation de nombreux projets autoroutiers (pour faire circuler des camions remplis de marchandises standardisées), sans parler du soutien à la filière nucléaire, qui a pourtant montré son échec en Finlande. Au Parlement français, au parlement européen, dans toutes les régions, les départements, les villes, les élus UMP sont parmi les plus farouches opposants aux projets écolos. Pierre Bédier, qui préfère sacrifier un projet de développement de l'agriculture biologique pour un circuit de Formule 1, n'est-il pas membre de l'UMP ? Jean-François Copé n'est-il pas ce président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale qui dans sa ville de Meaux, a préféré dépenser plusieurs dizaines de millions d'euros pour construire une rocade routière plutôt qu'une réseau efficace de transports publics ? Au Parlement européen, les élus du groupe PPE dont font partie les français de l'UMP ont tous voté contre la mise en place de la législation Reach sur le contrôle de l'industrie chimique. Et la liste pourrait être longue.

Michel Barnier n'est sans doute pas le moins sensible aux questions environnementales au sein de l'UMP. Mais entre écrire de belles tribunes et la réalité de l'action, il y a encore un écart tellement considérable que la légitimité de l'existence d'une force politique écologiste est évidente.

Mieux : si l'on veut réellement faire de l'écologie, pourquoi faire confiance à d'autres que les écologistes ? Tous les partis avaient signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot en 2007. Deux ans après, on se paie encore de mots.

Que ferez-vous le 7 juin ?


jeudi 19 mars 2009

We want our money back !

En quelques heures, le buzz Gad Elmaleh est en train de traverser toute la planète internet. L'humoriste, qui sort son premier film, en tant que réalisateur, cette semaine, accumule les médias. Il était hier matin invité de Marc-Olivier Fogiel sur Europe 1. Fogiel interroge Elmaleh sur le bouclier fiscal, et celui-ci se retrouve, après quelques secondes à montrer qu'il sait à peine de quoi il s'agit, à dire de manière plutôt décidée que payer 50% d'impôts sur son revenu, c'est déjà bien assez.

Je ne reviendrai pas sur le caractère choquant des propos, Adrien l'a fait très bien ici, même si je ne trouve pas son titre des plus heureux.

Alternatives Economiques a calculé que la baisse de la fiscalité directe sur les revenus et le patrimoine des ménages a baissé depuis 2000. Elle était de 13,8% du Revenu disponible brut des ménages cette année là, contre 12% seulement en 2007. Le différentiel pour les caisses de l'Etat, en terme pure de recettes fiscales est énorme, puisqu'il est de 30 milliards d'euros !

Et Dominique De Villepin peut pleurnicher, puisque la refonte du barême de l'impôt sur le revenu qu'il a conduite en 2006-2007 a privé l'Etat de pas moins de 10 milliards d'euros de recettes fiscales.

Il me semble que la gauche a été bien silencieuse sur la mise à mal du principe de progressivité de l'impôt, et sur la réduction de l'impôt direct au profit des impôts indirects, proportionnels ou des taxes. Et pour cause, c'est un certain Laurent Fabius, ministre des finances, qui avait convaincu Lionel Jospin en 2000 de baisser le taux des tranches les plus hautes.

En réalité, on le sait peu, mais les contribuables français paient peu d'impôts sur leur revenu, comparé aux anglais ou aux américains, par exemple, tout simplement parce que leur système de protection social est en partie financé par l'impôt direct.

Je suis personnellement pour arrêter de rogner sur l'impôt sur le revenu et d'effectuer au contraire un mouvement de diminution de la pression fiscale sur la TVA, les impôts locaux ou les cotisations sociales. En clair, d'augmenter l'impôt sur le revenu et de diminuer l'impôt sur le travail. Parce que l'impôt sur le revenu, par sa progressivité, est le seul impôt réellement juste.

Mais c'est plus facile de se faire élire sur l'idée que l'on paye déjà trop, et que l'on va diminuer les impôts !


mercredi 18 mars 2009

Les priorités du gouvernement

Lu sur lemonde.fr ce matin :

La France va doubler ses commandes d'armement

En période de crise économique, le gouvernement va doubler en 2009 le montant de ses commandes à l'industrie de la défense, selon des chiffres communiqués, mardi 17 mars, par la délégation générale pour l'armement (DGA).

La DGA – maître d'ouvrage des programmes d'armement, responsable de la conception, de l'acquisition et de l'évaluation des équipements des forces armées – devrait notifier pour plus de 20 milliards d'euros de commandes cette année, contre 9,3 milliards en 2008.


Commentaire personnel : on a l'air bien malin, à Europe Ecologie, à proposer un Bruxelles de l'emploi et un plan européen de conversion écologique de l'économie, créatrice de 10 millions d'emplois en Europe dans les énergies renouvelables, l'isolation des logements, l'écoconstruction, le recyclage, l'agriculture paysanne et biologique...

On n'avait pas compris que les avions et les chars, c'était de la vraie relance moderne !


lundi 9 mars 2009

Le NPA vu par lui-même

Je suis retombé presque par hasard sur ce blogueur qui avait agressé débattu avec Franck il y a quelques mois. Constatant la "montée" de son leader maximo, il se prend à rêver tout haut à la qualification d'OB (Olivier Besancenot, pour les intimes) au second tour de l'élection présidentielle de 2012 ! Pas moins que ça !

Franchement, c'est un peu comme les gens qui s'esbaudissaient il y a encore quelques mois en répétant, l'air mi-inquiet, mi-rêveur, que "Sarkozy, il est trop fort". Il y a désormais les "Besancenot, quelle ascension !"

Sauf que derrière l'image marketing, construite patiemment depuis 2002 à l'aide de communicants bien payés et efficaces, il y un homme public qui, étonnamment, n'hésite pas à dire tout haut des choses qui, sur le terrain politique, ne se dise pas.

Besancenot, briseur de tabous ?

Oui, assurément. Quand on réécoute son dernier passage sur France Inter, le 5 février dernier, on est abasourdi de tant de franchise !

Demorand : Le NPA sera un parti de gouvernement ?

Besancenot : Le NPA a pour fonction de changer d'échelle. C'est à dire de montrer dans la gauche radicale que l'on est pas condamné éternellement à être minoritaire et à porter des majorités d'idées. Si ces idées un jour deviennent majoritaires, qu'elles soient appliquées, donc qu'elles gouvernent, mais pas dans le cadre des institutions actuelles. Tous les partis de gauche qui ont essayé de mettre les mains "dans le cambouis" du pouvoir dans le cadre des institutions actuelles ont fini par faire des politiques de droite. Pas parce qu'ils étaient malintentionnés à la base, mais parce que dans le cadre des institutions actuelles le pouvoir est entre les mains des institutions économiques.

Demorand : Donc vous ne récusez pas l'idée que le NPA est un parti de gouvernement.

Besancenot : Pas dans le cadre des institutions actuelles. Maintenant on n'est pas des loosers ! On a envie que nos idées voient le jour, mais pas...

Demorand : Exercer le pouvoir politique, donc ?...

Besancenot : Mais pas ce pouvoir là, c'est important de bien comprendre. Pour nous le changement que l'on préconise ne peut pas venir de la bonne combinaison de majorités parlementaires.

Notre ami blogueur de "CSP" aura beau s'énerver que l'on cherche à diaboliser le NPA et son chef médiatique, il n'empêche que les choses sont dites très clairement. La stratégie du NPA est de devenir un parti majoritaire à lui tout seul, pour gouverner sans combinaisons parlementaires.

Pour avoir étudié ces questions durant mes dernières années d'études, je peux vous révéler un scoop. Dans aucune démocratie d'aucun pays du monde sur les cinquante dernières années, un parti politique n'a gouverné après avoir obtenu plus de 50% des voix aux élections parlementaires au premier tour. En France, l'UMP, en 2007, a réalisé 42% des suffrages, un niveau extrêmement élevé, même pour la droite. Seul l'UDR aux élections de 1967 avait réussi cette performance. Jamais aucun parti de gauche, fût-il timoré, fût-il radical, fût-il conduit par un leader ultra-charismatique, n'a dépassé les 36% du PS au premier tour des législatives de 1981. Comment imaginer, dans ces conditions, gouverner sans prendre part à une coalition parlementaire ? A moins de considérer que le Parlement est une instance bourgeoise uniquement défenseur des intérêts de sa classe, si l'on croit à la démocratie représentative, qui est incontournable, même en développant massivement les instances de démocratie directe, un parti ne doit pas craindre de se mettre d'accord sur un programme commun.

Je crois même qu'une coalition parlementaire est une forme d'alliance politique saine. On connaît finalement peu, en France, de coalitions nationales, du fait du mode de scrutin majoritaire, qui permet aux deux plus gros partis, même à 25% des suffrages au premier tour, de qualifier ses candidats pour le second tour. La majorité parlementaire actuelle, c'est 45% au premier tour des législatives de 2007. La "gauche plurielle" de 1997 n'avait pas atteint les 40% au premier tour. Les pays appliquant la proportionnelle sont beaucoup mieux représentatifs, évidemment. Ce qui oblige à la construction de majorités d'idées, autour d'un consensus. Les Suisses sont connus pour leur goût du consensus, et pour leur respect des minorités et des oppositions. Sont-ils pourtant moins bien gouvernés que nous ?

L'autre idée frappante, quand on relit les propos d'Olivier Besancenot, c'est ce martèlement de l'expression "dans le cadre des institutions actuelles". Je fais partie des gens qui pensent que nos institutions doivent être réformées en profondeur. Mais je reconnais aussi une légitimité aux institutions actuelles. Après tout, la Constitution de la Vème République a été approuvée par le Peuple Français lui-même par référendum. Et la gauche dite radicale nous rabâche assez depuis le 29 mai 2005, combien la parole du peuple, lors de référendum, est importante ! Ce qui signifie que pour prétendre modifier les institutions de la Vème République, il faut passer dans un premier temps par elles. Je n'identifie pas d'autres moyens de les changer. Ou alors ce ne sont pas des moyens démocratiques...


dimanche 1 mars 2009

Dans mon panier aujourd'hui...

Il existe, je l'ai rencontré

Je parle du sosie parfait de Nicolas Sarkozy. Oui, il existe, je l'ai rencontré. Et je peux vous dire que ça fait sacrément drôle de voir le Président de la République quelques marches en dessous de vous dans l'escalator du RER Cité Universitaire.

Surtout qu'il n'y avait ni gardes du corps, ni foule de militants UMP en délire, et aucune équipe télé.

Mais il est vrai que la sortie du RER, ce n'est pas le Salon de l'Agriculture !

Les Grünen sont décidément nos maîtres

Les Verts allemands ont publié une étude, en fin de semaine dernière, qui montre que l'augmentation très forte de la part des renouvelables n'a pas fait baisser le niveau d'émission de gaz à effet de serre, notamment de CO², de l'Allemagne.

En Allemagne, la part des renouvelables dans la production électrique approche désormais les 15% (on doit tourner à 5 ou 7% en France, en comptant l'hydrolique, ce qui est contestable). 250 000 emplois ont été créés dans le secteur de l'énergie verte depuis dix ans, date de la prise de décision de sortie du nucléaire par le gouvernement SPD-Grünen.

Si du point de vue économique et social, tout va bien, le constat est amer du côté de la politique énergétique. Les Verts allemands constatent que l'augmentation du recours aux énergies renouvelables permet à l'Allemagne et au reste de l'Europe de continuer à polluer et à surconsommer à peu près autant. Pourquoi ? Parce que le marché européen de quotas d'émissions est beaucoup trop laxiste, et n'intègre pas du tout la modification du type de production. Pour caricaturer, si la majeure partie des acteurs européens de l'énergie décidaient dans les cinq ans d'investir massivement dans les renouvelables, l'Union européenne, soutenue en celà par les Etats membres, ne diminuerait pas pour autant le nombre de permis à polluer. La conséquence est bête et méchante : le prix de la tonne de CO² s'est effondré en quelques mois, diminuant de 70% depuis juillet 2008.

La conclusion de tout celà est simple. Développer les énergies renouvelables, c'est bien. Mais ça ne peut venir qu'en complément à une politique de réduction des consommations, alliée à une amélioration technologique. Ce n'est qu'une fois ces deux premières étapes que les renouvelables peuvent intervenir, pour couvrir les besoins en énergie primaire complémentaire. Ainsi, dans une habitation, on va d'abord renforcer l'isolement du logement (par exemple la toiture, responsable d'un tiers des déperditions d'énergie), et recourir à des techniques plus sobres en énergie (par exemple des ampoules LED en remplacement des ampoules dites "basses consommations" et bien sûr des ampoules à incandescence). Une fois celà réalisé, nous calculerons le besoin restant, s'il existe (dans les bâtiments passifs, on n'a pas besoin de chauffage d'appoint, ou si peu), en énergie extérieure, et on la produira avec du renouvelable.

Les Verts allemands invitent à prendre le débat par le bon bout, et c'est une bonne chose. Il faut sortir du stérile pour ou contre l'éolien, ou le solaire, ou même pour ou contre le nucléaire. Pour cette dernière énergie, je m'oppose à son utilisation, non pas par peur de l'accident (toujours possible cependant), mais parce que dans une économie et une société qui consommerait trois ou quatre fois moins d'énergie électrique (et c'est possible), on n'aurait pas besoin de nucléaire.

Chaîne de l'amitié

Enfin, je me dois, en gentleman du net, de faire suite à la demande de Franck, qui m'a généreusement et très gentiment "taggé" dans une chaîne.

Le principe de cette chaîne est le suivant :

1. Mentionner qui vous a passé la chaine

2. Choisir la 6ème photo dans son dossier le plus récent

3. La publier sur son blog

4. Tagger 6 autres blogueurs

La photo, c'est celle-ci :

La photo a été prise dans le hall de la mairie de Cesson, quelques minutes avant le début de la cérémonie de baptême civil de mon fils Timothée, effectuée par le maire Vert Jean-Marc Brûlé. Un moment d'émotion certaine, où l'on a pensé aux présents, mais aussi aux absents...

Je ne tagge personne, rien que pour embêter Franck.

 

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