vendredi 23 avril 2010 |
Par Antoine Parodi,
vendredi 23 avril 2010 à 23:19 - Elections
J'ai découvert aujourd'hui une infographie interactive réalisée pour le site du Guardian.
Ce "Swingometer" permet de visualiser en un coup d'œil les sièges qui peuvent basculer d'une formation politique à une autre en fonction des résultats de chacun. Un outil fort utile pour quelqu'un qui, comme moi, n'est pas spécialiste de la carte électorale britannique. On s'aperçoit assez vite que les fiefs conservateurs sont plutôt situés dans les sud de l'Angleterre, tandis que le Labour triomphe dans le nord, Londres, le Pays de Galles et l'Ecosse.
A propos de cette campagne, notons que la poussée spectaculaire des intentions de vote en faveur du Parti Libéral-Démocrate accroît le niveau de suspense de cette élection, alors qu'il y a quelques semaines encore, les journaux titraient sur le triomphe attendu des conservateurs et sur la déroute historique prévue pour les travaillistes.
Cette situation est en réalité peu originale.
Souvenons-nous des législatives allemandes de 2002, remportées de justesse par la coalition SPD-Grünen, après une remontée des sociaux-démocrates de plus de dix points dans les sondages en quelques semaines à peine, coiffant sur le poteau la CDU. De même en France, jusqu'en janvier 2007, Ségolène Royal paraissait être en position très favorable pour aborder l'élection, en étant très largement en tête dans les intentions de vote du premier tour et devant Nicolas Sarkozy dans celles du second tour. Au final, la candidate socialiste réalise un score moyen au premier tour et perd largement au second.
L'élection présidentielle française de 1995 avait aussi donné lieu à un retournement inouï de situation. Alors qu'Edouard Balladur caracolait dans tous les sondages, avec des intentions de vote tournant autour de 40% (!), que Jacques Chirac se voit interroger par la presse sur son possible retrait de candidature, ce dernier réussit à remonter la pente en six semaines à peine.
C'est ce qui fait le charme de l'élection. Comment l'opinion publique va-t'elle se construire, comment les stratégies des formations politiques ou le profil des personnalités candidates vont-elles entrer en résonance, ou en dissonance avec elle ; comment la réduction de l'angle de vue opérée par le jeu médiatique va orienter la perception des électeurs/trices ?
|
|
|
vendredi 9 avril 2010 |
Par Antoine Parodi,
vendredi 9 avril 2010 à 18:32 - Elections
Le Parisien a relaté hier le Conseil municipal de Cesson, consacré au budget primitif, au cours duquel le maire élu en 2008, Jean-Marc Brûlé, a annoncé sa démission du poste de maire.
Annonce tonitruante, qui en surpris beaucoup.
Sa décision est l'aboutissement de plusieurs mois de dégradation de l'ambiance au sein de la majorité municipale. Petit retour en arrière et analyse. Lire la suite
|
|
|
mardi 2 mars 2010 |
Par Antoine Parodi,
mardi 2 mars 2010 à 21:42 - Elections
"Ne changeons rien demain pour que tout continue comme hier" Lire la suite
|
|
|
vendredi 26 février 2010 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
jeudi 25 février 2010 |
|
|
|
|
lundi 12 octobre 2009 |
Par Antoine Parodi,
lundi 12 octobre 2009 à 00:29 - Elections
Le premier tour de la législative partielle dans la 12ème circonscription des Yvelynes a eu lieu dimanche 11 octobre. Avec 44,2%, le candidat UMP sort largement en tête, devant le candidat socialiste (21,9%) et le candidat écologiste (14,9%). Les autres candidats (Modem, 7,8% ; Parti de Gauche, 4,9%) arrivent loin derrière.
Le commentateur pressé aura vite rédigé sa conclusion : les socialistes redressent la tête face aux écologistes. D'ailleurs, Jean-Paul Huchon aura vite fait de déclarer que "quand on est dans une zone d'Ile-de-France moins exceptionnelle que Rambouillet, le rapport de force redevient classique", allusion à la partielle qui avait vu la candidate écologiste se qualifier au détriment du PS pour le second tour, et créer la surprise en perdant l'élection de cinq petites voix, dans une circonscription très à droite.
Alors, tout est rentré dans le rang ?
Les écologistes sont les seuls à progresser
En multipliant leur résultat du premier tour des législatives de 2007 par plus de 4 ! Ce qui les fait passer de 3,5% à 15%. Les autres partis ne peuvent pas en dire autant. L'UMP et les socialistes réalisent le même score qu'en 2007, tandis que le Modem perd 5 points.
Le vote écologiste rassemble un électorat plus large que celui des socialistes
Les Verts arrivent devant le candidat PS dans 7 communes sur 12, contre 4 pour le PS (égalité à Orgeval). Le candidat écolo obtient de bons scores aussi bien dans des villes plutôt à droite (Médan, Morainviliers) que là où la gauche est la plus forte (Carrières, Les Clayes, Poissy...).
Le résultat du candidat se joue d'abord sur Poissy
C'est le maire de Poissy, principale ville de la circonscription, qui est arrivé second, pas le candidat socialiste. Contrairement à une élection normale, la participation a été plus forte sur Poissy que sur l'ensemble de la circonscription, et le résultat du maire-candidat socialiste est significativement plus élevé que sur le reste de la circonscription (+4,5 points). Cet écart donne une prime d'environ 300 voix, soit 2 points sur la circonscription.
Le niveau du PS, hors Poissy, se situe à 19% seulement
Les résultats de la circonscription hors Poissy sont instructifs. L'UMP, le Modem et le Parti de Gauche obtienne des résultats quasi similaires à la circonscription avec Poissy. En revanche, le PS perd 2,5 points, tandis que les Verts en gagnent plus d'1,5. Au final, l'écart se réduit à seulement trois points entre Verts et PS.
La conclusion hâtive qui consiste à penser que le PS est de retour pour tuer les Verts n'est donc peut-être pas aussi pertinente...
|
|
|
mercredi 26 août 2009 |
Par Antoine Parodi,
mercredi 26 août 2009 à 00:35 - Elections
L'Allemagne, malgré la chaleur estivale, est plongée dans la campagne des élections législatives qui se dérouleront le 27 septembre prochain.
La CDU d'Angela Merkel, créditée de 37% des suffrages (36,8% en 2005), fait la course en tête, tandis que le SPD est en chute libre, avec 22%, un score identique à celui des européennes de juin (36% en 2005). Les trois autres principaux partis profitent de la situation. Les libéraux du FDP obtiendraient 15% (10% en 2005). Die Linke se maintient autour de 9% (9% en 2005), après avoir fleurté avec les 15% au début de l'année. Die Grünen progresseraient fortement en passant de 8,5% en 2005 à 12% cette année.
A un mois et demi du vote, il faut rester prudent. Lors des dernières législatives, le SPD avait effectué une remontée spectaculaire dans les dernières semaines, contraignant la CDU à la formation d'une « grande coalition » entre la gauche et la droite.
Le FDP a annoncé qu'il proposerait à la CDU de former une coalition majoritaire. Cette alliance est rendue possible par une situation inédite depuis 1998 : le total des partis de gauche et des Verts est pour l'instant minoritaire.
Les sondages en direct : cliquez ici !
Une remarque au passage : les Allemands ne s'encombrent pas de débats stériles sur "les alliances". Le simulateur de sièges propose de regarder quelles coalitions sont envisageables, compte tenu du nombre de siège requis pour obtenir une majorité au Bundestag. Grande coalition CDU-SPD ? Alliance jamaïquaine CDU-FDP-Grünen ? Tout est possible, du moins sur le papier, sans tabous !
Ce qui n'empêchent pas les partis d'annoncer leurs préférences, en les basant sur des éléments politiques, et pas sur des questions du type "gna gna le Modem c'est à droite" ou "gna gna le PC c'est des rouges". Ainsi, en 2005, les Verts allemands avaient annoncé qu'il était totalement inenvisageable qu'ils s'allient avec la CDU, notamment parce que cette dernière n'excluait pas de revenir sur la loi de sortie du nucléaire votée grâce aux écolos en 1998.
Pendant ce temps, en France... (sigh)
|
|
|
lundi 6 juillet 2009 |
Par Antoine Parodi,
lundi 6 juillet 2009 à 20:09 - Elections
Un mois après cette formidable journée du vote des européennes, l'enthousiasme est toujours là !
Europe Ecologie est arrivé en tête devant le PS quasiment partout en Ile-de-France - dans 41 cantons sur 43 en Seine-et-Marne - avec sept points d'écart, du jamais vu dans notre région. En Seine-et-Marne, la performance des écologistes s'évalue particulièrement aux résultats obtenus dans les villes nouvelles, traditionnellement des "bastions" pour la gauche traditionnelle, à commencer par le Parti socialiste. A Sénart, les écologistes arrivent en tête sur l'ensemble de la ville nouvelle, y compris devant l'UMP, grâce aux bons résultats sur Savigny-le-Temple (19,5% pour Europe Ecologie, en première position), et surtout aux 31% obtenus à Cesson, seule commune du département dirigée par un maire Vert, Jean-Marc Brûlé.
A Marne-la-Vallée, les résultats sont du même niveau. Europe Ecologie, avec 21% des voix, arrive en tête sur le Val-Maubuée, devant l'UMP, et devant le PS qui n'arrive qu'en troisième position, alors que les quatre principales villes du secteur sont fortement ancrées à gauche avec des maires socialistes et c ommunistes réélus depuis plusieurs mandats. Fierté personnelle à Noisiel : les écolos font jeu égal avec le PS, à 7 voix prêt, avec le meilleur score départemental dans les villes de plus de 10 000 habitants.
On a lu, entendu toutes les explications possibles pour comprendre ce qu'il s'est passé le 7 juin. Le complot des deux Bertrand a tenu une place de choix : les intérêts de Yann-Artus Bertrand, avec la diffusion du film Home, auraient rencontré ceux de Xavier Bertrand, qui souhaitait tout faire pour contrer les socialistes. On a aussi beaucoup entendu qu'il fallait relativiser ces résultats, compte-tenu de l'abstention record. De la part des mêmes personnes qui se félicitaient des excellents résultats du PS il y a cinq ans, alors que l'abstention se situait quasiment aux mêmes niveaux, cet argument est plutôt savoureux.
Et puis, il y a tous ceux qui font mine de penser que les listes écolos ont "siphonné" les électeurs du Parti socialiste et du Modem. C'est vrai, si l'on considère que 20% des personnes se déclarant proches du PS ont choisi Europe Ecologie. C'est une analyse biaisée si l'on considère que les électeurs n'appartiennent à personne. Cette théorie que je nommerai "théorie du retour au bercail" avait déjà connu de belles heures entre 1999 et 2004, alors que la liste des Verts avait atteint les 10% des voix aux européennes de juin 1999. Cette théorie est simple : elle considère que le PS constitue par nature le principal parti de la gauche, et qu'il doit le rester. Le problème, c'est que le "par nature" fait comme si la déroute du PS à la présidentielle de 2002 n'avaient pas eu lieu, et que sa réédition il y a un mois n'était qu'un "accident" électoral.
L'ambiance au sein d'Europe Ecologie, avec des résultats électoraux pareils, est évidemment très bonne. Ces résultats incitent même tout le monde à être encore davantage responsables et à encore plus jouer collectif pour l'avenir. Contrairement à l'article ordurier de Sylvia Zappi samedi dans Le Monde, qui mettait en valeur des "égarés" de la gauche, faisant écho à la théorie du retour au bercail, la majeure partie des personnes qui ont voté Europe Ecologie le 7 juin, d'où qu'ils viennent, sont globalement très contents des résultats. Et tout est là pour permettre aux écolos de rééditer en mars prochain.
Autant le dire directement : les élections régionales qui viennent seront l'occasion de faire un choix très clair et très simple. Les électeurs vont-ils confier la présidence des régions au Parti socialiste, ou bien vont-ils faire le choix de la pluralité, en plaçant les listes écologistes en tête au premier tour ?
Au vu de l'état du PS, c'est tout sauf une question boutiquière. C'est même précisément une question de fond. Pendant toute la campagne des européennes, les écologistes ont expliqué que les solutions à la crise, aux crises se situaient du côté de l'écologie. Le PS, tout comme le Modem, l'UMP ou le Front de gauche, se contentant d'en appeler, chacun avec des moyens différents, au retour de la croissance.
Lisez cette intervention d'Yves Cochet à l'Assemblée nationale lors du débat sur la motion de censure déposée par les socialistes, et comparez par exemple avec l'explication de vote donnée par Laurent Fabius. Ce dernier formule des critiques justifiées à l'égard du gouvernement, mais d'une manière tellement traditionnelle, que la vision du monde développée par Yves Cochet ne peut que paraître qu'iconoclaste, exagérée, pour ne pas dire farfelue.
Et pourtant...
L'ntervention d'Yves Cochet : http://www.yvescochet.net/wordpress/?p=129
L'intervention de Laurent Fabius :
|
|
|
mercredi 3 juin 2009 |
Par Antoine Parodi,
mercredi 3 juin 2009 à 13:51 - Elections
Nous arrivons maintenant aux dernières heures avant le scrutin de dimanche, et le bilan est déjà réalisable.
Le premier des constats, c'est l'impasse sur ces élections européennes qu'ont choisi de faire la quasi totalité des partis politiques français, qui explique avant toute chose l'abstention importante attendue dimanche.
Le Parti socialiste et l'UMP ont été aux abonnés absents pendant de longs mois. Pour le parti du président, ces élections sont déjà un succès, puisque l'UMP devrait arriver en tête. Un succès avec un revers cruel : si arriver devant les autres est une victoire, plafonner à moins de 30% de voix, c'est trahir une réalité politique. Le parti qui contrôle tous les rouages des institutions nationales françaises représente moins d'1 électeur sur 3.
La situation du Parti socialiste est encore plus terrible. Après s'être rassuré depuis le début de l'année en expliquant qu'entre 20 et 23% des intentions de vote, le PS réaliserait un score équivalent à ces résultats passés des trente dernières années aux européennes, les signaux d'alerte sont arrivés il y a quinze jours? Avec des sondages situant le PS à moins de 20%. Et, curieusement, les socialistes s'agitent, agressent, insultent. Dernières déclarations en date, celles de Jean-Christophe Cambadélis, qui a affirmé que le rassemblement d'Europe Ecologie était une facade, parce que ni Noël Mamère, ni Dominique Voynet ne faisait campagne pour les listes Cohn-Bendit. C'est incroyablement faux ! Dominique Voynet animait un meeting dans sa ville de Montreuil pas plus tard que la semaine dernière, et Noël Mamère est de la quasi totalité des meetings nationaux !
L'autre déception de cette campagne, c'est celle qui vient du Modem. La tradition démocrate-chrétienne, la pratique de l'ancienne UDF avait fait de ce courant politique le courant le plus pro-européen avec les écologistes. Quel messacre depuis quelques mois ! Au nom des ambitions présidentielles de François Bayrou, le Modem passe à côté de ces élections. J'ai lu le programme du Modem. Il tient sur quatre pages en format A4. Aucunes propositions concrètes, que des phrases générales et de bonnes intentions.
Enfin, sans surprise, le NPA fait campagne pour surtout ne pas être élu. La tête de liste NPA dans le sud-est le disait il y a quelques jours sur France 3. Selon eux, les députés européens n'ont aucun pouvoir pour changer l'Europe. S'ils pensent vraiment cela, quel intérêt à se présenter, autre que de faire un ballon d'essai pour tester la popularité du nouveau parti d'extrême gauche ?
Et puis, il y a Europe Ecologie. La campagne du rassemblement des écolos, des Verts (Dany Cohn-Bendit) à la société civile (Eva Joly) en passant par les écolos associatifs (Yannick Jadot, Sandrine Bélier, Jean-Paul Besset) et les écolos altermondialistes (José Bové) a commencé il y a six mois. Le travail a été sérieux. Parcourez le programme. Vous verrez qu'on ne se moque pas des électeurs. Sur chaque sujet, les propositions sont concrètes, argumentés, réalistes et radicales.
Cela semble séduire de plus d'électeurs. Les listes Europe Ecologie sont les seules à progresser dans les sondages depuis six mois, passant de 7% en mars à 11% aujourd'hui, avec une pointe annoncée en Ile-de-France (16% d'après BVA, un score absolument historique !).
Tout peut changer d'ici dimanche. Ne vous laisser pas tromper par la fuite en avant des socialistes, les impostures des centristes ou la nonchalance des conservateurs. Votez convictions, sérieux et enthousiasme ! Votez Europe Ecologie !
|
|
|
|
Calendrier
« avril 2010| lun | mar | mer | jeu | ven | sam | dim |
| | | | 1 | 2 | 3 | 4 |
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | | |
|
|
|
|
|
|
Liens
| |
Blogs VertsAutres horizons politiquesMédias locauxMarne-la-ValléeLes VertsDans le civil |
| |
|
|
|
|
|
|